Interview de Jean-Yves, Alexandre et Audric, ingénieurs chez Techsys
Avant de commencer

Avant de plonger dans le vif du sujet, faisons un petit rappel.
Derrière ce comparatif se cachent trois ingénieurs de Techsys : Jean-Yves, Alexandre et Audric. Tous trois ont travaillé plusieurs années sur les plateformes AWS et GCP. C’est pour cela que vous verrez parfois des comparaisons avec ces géants américains. Notre regard est naturellement teinté de cette expérience.
L’article est structuré en mode interview : nous y avons conservé l’architecture des questions posées lors de nos échanges, suivies d’une synthèse collective des réponses.
Ce qui suit reste notre ressenti personnel après environ deux semaines de tests. Ce n’est pas une vérité absolue. Les catalogues cloud évoluent très vite.
Et pour les outils ? On a demandé de l’aide à deux assistants intelligents : Leexi et Lumo. Pourquoi eux ? Parce qu’ils sont européens et souverains. Une relecture approfondie humaine avec quelques corrections a ensuite été faite.
Nous avons utilisé les icônes de Vectorslab pour illustrer cet article.
Bonne lecture.
TL;DR
Pour faire court :
- OVHcloud : technologies éprouvées (OpenStack, Aiven), certifications HDS/SecNumCloud disponibles, console confuse, pas d’autoscaling group au niveau VMs, peu d’intégration entre services, idéal pour les exigences réglementaires spécifiques
- Scaleway : produit fini et bien intégré, excellente UX, observabilité incluse, versions plus récentes, catalogue de régions limité, pas de SecNumCloud/HDS, bon point de départ pour démarrer sur le cloud souverain
- Points communs : ni l’un ni l’autre ne remplace un hyperscaler (IAM incomplet, services manquants), les IP sont mono-AZ, configuration manuelle requise pour l’authentification entre services
- Terraform : provider Scaleway mature avec une documentation riche en exemples et des fonctionnalités récentes, provider OVHcloud en cours d’unification mais pénalisé par des ressources ambiguës et un manque d’exemples concrets
- Recommandation : choisissez OVHcloud si la certification prime, Scaleway si l’expérience utilisateur et l’intégration comptent plus. Pour une étude poussée, testez vos propres scénarios avant de vous engager.
⏱️ Temps de lecture estimé : 12 minutes
Sommaire
- Deux clouds français face à face
- Consoles, interfaces, ergonomie
- IAM
- Réseau
- Méthodologie concernant les scénarios techniques
- Compute / Instances
- Storage
- Bases de données
- Observabilité
- Kubernetes et Registry
- Automatisation avec Terraform
- Conclusion
Deux clouds français face à face
Quel est le but de cette étude ?
Dans une démarche axée sur le cloud souverain, cet article propose une comparaison technique des services de cloud public développés par OVHcloud et Scaleway. Nous avons voulu appuyer cette analyse sur des scénarios d’usage concrets afin de donner au lecteur une grille de lecture pour choisir selon ses besoins. Il s’agit spécifiquement de la partie public cloud des deux fournisseurs.
Quelles sont vos premières impressions sur OVHcloud ? Sur Scaleway ?
Côté OVHcloud, nos premiers retours décrivent une expérience confuse avec jusqu’à cinq consoles différentes (OVH classique, version bêta, new manager bêta, console OpenStack et console Harbor). Les informations présentées ne sont pas toujours les mêmes suivant la console utilisée, obligeant à switcher entre les consoles. L’impression générale est celle d’un produit inachevé, avec des incohérences entre les différentes consoles. Nous avons signalé avoir mis deux heures à trouver l’interface correcte avant que la plupart des questions ne trouvent leur réponse.
À l’inverse, Scaleway propose une seule interface unifiée où tout est regroupé dans un menu à gauche. La documentation contextuelle apparaît immédiatement lorsqu’on clique sur un service, ce qui facilite la prise en main. Monter un premier cluster Kubernetes prend quelques minutes. Cependant, un point de friction a été noté lors de la création du compte initial : créer un compte depuis une liste de diffusion a posé problème, obligeant à passer par le propriétaire de la carte bancaire pour initier l’accès.

Consoles, interfaces, ergonomie

Qu’est-ce que vous avez aimé dans l’interface OVHcloud ? À contrario, quels sont les irritants dans l’interface OVHcloud ?
L’interface OVHcloud conserve la notion de projet à l’intérieur d’OVHcloud Public Cloud. Cependant, nous avons constaté que la gestion de projet semble mélangée avec les notions de compte OVH legacy. Le principal irritant est le manque d’homogénéité et d’unicité globale. Il y a un manque de côté agnostique qui devrait exister dans tout cloud provider. Cela crée une sensation similaire à avoir accès à Amazon et AWS ou Google et GCP dans la même interface alors que ce sont des produits différents. Tout est mélangé, et cela devient difficile de savoir où trouver l’information même lorsque celle-ci est écrite.
Qu’est-ce que vous avez aimé dans l’interface Scaleway ? À contrario, quels sont les irritants dans l’interface Scaleway ?
Sur Scaleway, plusieurs aspects nous ont plu. La partie cost management est accessible rapidement, apparaissant parmi les menus principaux. Il est possible de mettre en place des alertes de budget ou de facturation dès le départ, ce qui est facile même sans connaissance préalable en FinOps. L’aspect organisation et projet est bien mis en valeur, avec une organisation en mode projet qui semble naturelle. Chaque projet contient ses propres ressources de manière claire.
Le seul irritant relevé est mineur : lors de la création d’un service, les détails s’affichent sur la partie droite de l’écran mais si on veut annuler la création, il faut cliquer sur le bouton close en haut à droite de cet écran pour que ces détails se ferment. C’est un détail mais c’est le seul point que nous ayons identifié comme pouvant être amélioré.
IAM
Qu’avez-vous pensé de la partie IAM, de la gestion des utilisateurs, des droits, des rôles, sur OVHcloud ? Et sur Scaleway ?
Côté Scaleway, l’IAM est proche des grands cloud providers publics, avec des service accounts et une gestion de droits orientée projet. Le système permet d’attacher des droits globalement ou avec un scope par projet, mais l’orientation encourage naturellement une organisation avec des droits par projet.
Chez OVHcloud, l’IAM révèle une sédimentation historique. Il existe un compte OVH principal, puis des utilisateurs OpenStack spécifiques aux projets, ainsi que des API keys et service accounts globaux. Les droits sont assez limités et il n’est pas toujours clair comment procéder. La partie IAM Policy User est globale à OVH et non propre à un projet. Le système semble parti d’OpenStack avec une surcouche OVH par-dessus pour le SSO et les API keys.
Ni l’un ni l’autre ne propose l’équivalent des rôles AWS attachés directement aux services, ce qui empêche l’authentification automatique et sécurisée entre services. Par exemple, nous n’avons pas trouvé d’authentification automatique depuis un cluster Kubernetes vers une registry, ni depuis une instance vers un bucket S3.

Réseau

Sur la partie réseau, des éléments à noter ?
Côté OVHcloud, l’infrastructure réseau repose sur OpenStack avec la notion de vRack, de VLAN et de subnet. Le provider Terraform est fourni par OVH mais présente plusieurs ressources pour un même type de fonctionnalité sans indication claire de quelle version utiliser (bêta, dépréciée ou stable). La documentation reste en retard par rapport aux capacités réelles du provider, même si nous avons constaté des améliorations en cours.
Une notion particulièrement perturbante chez OVHcloud est celle des local zones. Ce sont des zones très spécifiques à activer avant utilisation, avec un catalogue de services réduit. Elles permettent d’être présent sur plusieurs continents (Amérique du Nord, Asie) alors que les principales régions restent en Europe et au Canada. Certaines régions proposent une configuration multi-AZ, d’autres sont mono-AZ.
Côté Scaleway, il existe la notion d’AZ mais pas de local zone, ce qui rend le modèle plus lisible et proche des standards connus. En revanche, nous avons noté que le nombre de régions reste limité : Paris, Amsterdam, Varsovie, et Milan qui monte progressivement. Scaleway intègre un IPAM qui est encouragé à l’usage, ce qui structure le réseau et évite les conflits d’adressage.
Un point commun structurant que nous avons relevé entre les deux providers : les IP publiques et privées restent rattachées à une seule zone de disponibilité. Cela contraste avec AWS ou GCP où un load balancer peut avoir une IP régionale couvrant plusieurs zones.
Méthodologie concernant les scénarios techniques
Pour les services suivants, vous avez suivi une méthodologie basée sur des scénarios techniques. Expliquez-nous votre méthodologie.
La méthodologie que nous avons suivie pour chaque service comprenait trois étapes : d’abord vérifier son existence dans le catalogue, puis effectuer un test manuel via l’interface console, et enfin tenter une automatisation avec Terraform. Les scénarios ont été progressifs en complexité. Pour les instances par exemple, nous avons commencé par une machine simple, puis plusieurs machines interconnectées, ensuite des load balancers, et ainsi de suite. L’idée était d’aller sur des scénarios de plus en plus complexes qui nous permettent de prendre en main et maîtriser les solutions tout en ayant des résultats rapides. Environ deux semaines de tests ont été consacrées à cette étude.

Compute / Instances

Pour le premier scénario (VM simple dans un VPC avec accès SSH, gestion de configuration, patch) : que dire sur OVHcloud ? Puis, pour le scénario suivant (instances derrière un load balancer, avec et sans autoscaling) : qu’avez-vous constaté sur OVHcloud ?
Pour le scénario de base (VM simple dans un VPC avec accès SSH), nous avons constaté que les deux providers permettent de créer des instances, de les tester manuellement et de les automatiser avec Terraform. Aucun ne propose de service de patch management ou de configuration management managé : tout reste du vanilla à gérer soi-même.
Côté OVHcloud, nous avons noté que le catalogue d’images est restreint avec seulement quatre options sur la marketplace (cPanel, Plex, Docker et une autre application). Les images OS incluent AlmaLinux, Rocky, Debian et Ubuntu, mais pas RHEL ni SUSE. Aucune information n’est fournie sur le type de processeur. L’empreinte carbone n’est pas affichée. Par contre, un accès VNC est disponible depuis la console. La gestion des clés SSH crée de la confusion avec deux ressources différentes dont la dépréciation n’est pas clairement indiquée.
Et sur Scaleway ?
Côté Scaleway, le catalogue d’images est plus fourni avec RHEL disponible entre autres. L’empreinte carbone est affichée pour chaque service et région. La configuration se base sur la solution opensource « cloud-init » qui permet une grande souplesse de paramétrage. Les images sont gérées par zone, ce qui nécessite une gymnastique pour les déplacer (snapshot vers bucket régional puis réimport dans l’autre zone).
Pour le scénario avancé (instances derrière un load balancer avec autoscaling), Scaleway propose un autoscaling group, même si nous avons remarqué que la partie Terraform n’est pas entièrement à jour et qu’il y a un problème de version d’API à creuser. Chez OVHcloud, ce service n’existe pas : aucune notion d’autoscaling n’apparaît ni dans la documentation ni dans le provider Terraform. Pour le load balancer, OVHcloud utilise une IP flottante régionale, et les frontends peuvent être répartis sur les zones du subnet sans problème majeur.
Storage
Pour la partie storage, qu’avez-vous noté sur OVHcloud ? Et sur Scaleway ?
Côté OVHcloud, nous avons vérifié que l’Object Storage est entièrement compatible S3. La documentation explique comment configurer l’AWS CLI pour gérer les buckets. La réplication inter-régions fonctionne de manière asynchrone avec un délai d’environ une heure. La classe de stockage se choisit au niveau de l’objet et non du bucket. Le mode website hosting est possible mais ne se configure pas via Terraform. En plus de l’Object Storage il y a aussi du Block Storage, File Storage (NFS), Volume Backup, et Cloud Archive (glacier).
Côté Scaleway, nous avons observé qu’on retrouve Local Storage, Object Storage et Block Storage. Le bucket est régional tandis que les snapshots doivent être exportés vers un bucket pour être déplacés entre zones.
Ni chez l’un ni chez l’autre, il n’existe d’intégration native permettant d’attacher un rôle IAM à une instance pour écrire directement sur un bucket S3. Nous avons constaté qu’il faut créer des service accounts et gérer les clés manuellement.

Bases de données

Qu’avez-vous noté pour la partie bases de données (PostgreSQL et NoSQL) côté OVHcloud ? Puis sur Scaleway ?
Pour les bases de données relationnelles, nous avons trouvé que Scaleway propose PostgreSQL (versions 14, 15, 16, 17) et MySQL 8. En NoSQL, on trouve MongoDB, Redis, OpenSearch et RabbitMQ en bêta. Un service serverless SQL existe mais n’a pas été testé. Le cluster PostgreSQL inclut hot standby et réplicas en lecture seule, avec des ACL pour restreindre les accès IP.
Côté OVHcloud, le service de bases de données s’appuie sur un partenariat avec Aiven. Le catalogue est riche : PostgreSQL avec master et slave accessible en lecture, MySQL, MongoDB, Kafka, ClickHouse et OpenSearch. Ces services sont disponibles via la console OVHcloud. Cependant, nous n’avons pas trouvé de moyen de sélectionner des extensions PostgreSQL depuis la console.
Y a-t-il côté OVHcloud des outils orientés Big Data ? Et du côté de Scaleway ?
Côté Scaleway, un bloc Data séparé inclut ClickHouse, Apache Spark, Apache Kafka et NATS. Cette partie n’a pas été étudiée en détail car elle nécessite des compétences dédiées en data.
Chez OVHcloud, ces services apparaissent dans la partie analytics avec Kafka Connect et Kafka Notebook Maker. Nous avons également repéré un dashboard qui semble être Grafana.
Observabilité
Dans les outils transverses chez Scaleway, qu’avez-vous à dire sur l’observabilité ? Et côté OVHcloud ?
Côté Scaleway, Cockpit est fourni automatiquement pour la plupart des services. Les dashboards Grafana sont popés de base, alimentés et consultables immédiatement après création d’un service. Cela représente un gain de temps significatif pour nous.
Côté OVHcloud, cette partie est quasi inexistante. Quelques métriques apparaissent sur l’interface mais rien d’exploitable ni d’exportable. Aucun service d’observabilité centralisé n’est disponible dans la console.

Kubernetes et registry

Sur la partie registry (Harbor côté OVHcloud, container registry côté Scaleway), qu’avons-nous noté ?
Nous avons observé qu’OVHcloud propose Harbor avec trois tailles fixes. Le scan de vulnérabilités des images n’est activé que sur les deux plus grandes tailles. Sur la plus petite registry, le scan n’est pas activable et il faut gérer Trivy soi-même si nécessaire. Scaleway offre une container registry avec gestion par namespace mais sans scan de vulnérabilités intégré : cela doit être géré en CI. Les deux services ne gèrent que le format OCI, sans support des registries Maven, npm ou génériques.
Pour le Kubernetes managé, qu’est-ce qu’on peut dire de l’offre côté OVHcloud ? Et du côté de chez Scaleway ?
Côté OVHcloud, l’offre reste du Kubernetes vanilla avec très peu de surcouche personnalisée. Cilium est imposé comme CNI avec Hubble inclus par défaut. La mise à jour des versions met à jour simultanément le control plane et les nœuds, sans possibilité d’étaler l’opération. L’autoscaling des nœuds est opaque : pas d’accès aux logs ni aux métriques, pas de configuration fine des paramètres. Les images tournent sur Ubuntu 22.04. Nous n’avons pas trouvé d’authentification entre le registry et le cluster. Une option Managed Rancher permet de gérer plusieurs clusters en un endroit. Il existe deux offres à travers le plan « free » et « standard » avec une différence de coût et de disponibilité au sens SLA/SLO. A noter qu’il faut impérativement passer par l’offre standard pour être en multi-AZ au niveau kubernetes.
Côté Scaleway, deux offres existent : Kapsule (gestion simplifiée) et Kosmos (multi-cloud). Le control plane peut être gratuit. Les versions disponibles sont plus récentes. L’autoscaling des node pools est beaucoup plus configurable avec des paramètres fins sur les délais de rafraichissement et les stratégies de création. Les feature gates et admission plugins sont exposés. Cependant, le multi-AZ doit être configuré manuellement via les node pools. Une incohérence a été notée par nous : le provider Terraform indique CRI-O comme runtime possible alors que seul containerd existe en réalité.
Automatisation avec Terraform
Dans le fichier comparatif, il y a un retour sur l’automatisation de ces services cloud avec Terraform. Que pouvez-vous nous faire comme retour d’expérience de l’usage de Terraform avec OVHcloud et Scaleway ?
Côté OVHcloud, nos premières difficultés ont porté sur la distinction à faire entre le provider OVH et le provider OpenStack. La documentation ne retranscrit pas l’unification en cours : plusieurs ressources existent pour un même objet, sans savoir laquelle est en bêta, laquelle est dépréciée. Le manque d’exemples concrets est frappant : la documentation liste les paramètres mais il faut deviner comment les combiner pour un scénario fonctionnel.
À l’inverse, côté Scaleway, le provider nous a agréablement surpris. La documentation est très bien faite, avec des exemples qui aident beaucoup. Nous avons également retrouvé des fonctionnalités assez récentes, comme la gestion des secrets en « write only » (password_wo) qui évite d’écrire les mots de passe dans le state. C’est le signe d’un provider qui suit les évolutions de Terraform au plus près.

Conclusion
Quelles sont les forces distinctives par domaine de chaque provider – la force qui vous a vraiment marqué ?
La grande force d’OVHcloud réside dans son appui sur des technologies éprouvées et visibles (OpenStack, Harbor, Aiven). Pour un ingénieur opérationnel maîtrisant ces briques, c’est un avantage car il n’y a pas de vernis ni de magie noire. De plus, certains services d’OVHcloud disposent de certifications HDS et SecNumCloud par l’ANSSI, ce qui est incontournable pour des exigences réglementaires spécifiques.
La force de Scaleway est d’offrir un produit fini et intégré. La qualité de finition, la documentation exhaustive et l’UX soignée facilitent grandement la prise en main. L’observabilité incluse, la gestion FinOps intuitive et l’affichage de l’empreinte carbone correspondent aux préoccupations modernes des équipes.
Pour chaque provider (OVHcloud et Scaleway), c’est quoi le cas d’usage le plus adapté ?
OVHcloud convient particulièrement aux cas d’usage simples tournés vers l’infrastructure pure, pour des PME et TPE ayant besoin d’une infrastructure certifiée HDS/SecNumCloud. C’est une solution pertinente quand l’exigence de souveraineté et de certification prime.
Scaleway s’adresse aux équipes cherchant une intégration plus travaillée, une meilleure documentation et une expérience utilisateur plus aboutie. C’est un bon point de départ pour démarrer sur le cloud, tester des services ou rapatrier une partie critique de production pour des raisons de souveraineté, sans passer par un hyperscaler.
Ni l’un ni l’autre ne remplacent actuellement un hyperscaler. Les deux souffrent d’un manque d’intégration complète entre services et proposent moins de services spécialisés. À un certain niveau de maturité DevOps, les équipes devront probablement gérer elles-mêmes certaines briques ou créer des solutions maison, ce qui représente une charge opérationnelle supplémentaire.
Vers quoi faudrait-il pousser l’étude – d’autres services, d’autres scénarios techniques ?
Plusieurs pistes pourraient enrichir cette étude. Tester la migration VMware vers OVHcloud serait intéressant car OVH propose cette intégration pour les clients VMware. Explorer en détail le bloc Data de Scaleway avec des compétences dédiées serait pertinent. Créer des scénarios IAM plus élaborés (VM vers S3 avec authentification) permettrait de mieux comprendre les limites d’intégration. Étudier l’authentification OIDC depuis GitLab/GitHub vers les services cloud serait utile. Enfin, vérifier les engagements réels d’entreprises clientes pourrait éclairer les capacités actuelles de ces provider.
Cette étude constitue une première vue basée sur environ deux semaines de tests. Des approfondissements sur certains services et scénarios viendront affiner la grille de lecture décisionnelle.