Bilan carbone chez Techsys : quel chemin parcouru et quelle route reste à faire ?

En tant qu’ESN spécialisée dans l’infrastructure, nous avons l’habitude de piloter des indicateurs de performance. Depuis quelques années, il en est un que nous suivons avec une attention toute particulière : notre empreinte carbone. 

Après un premier état des lieux complet en 2022, nous avons de nouvelles données à analyser avec le bilan 2025. Où en sommes-nous ? Quels sont nos motifs de fierté et nos prochains défis ? On fait le point ensemble, chiffres à l’appui. 

C’est la grande nouvelle de ce bilan 2025, et elle est collective. Entre 2022 et 2025, Techsys s’est développée, passant de 33 à 39 collaborateurs. Dans une logique purement mathématique, plus de monde devrait signifier plus d’émissions. Pourtant, notre bilan carbone global est passé de 87,3 TCO2 en 2022 à 81,95 TCO2 en 2025.  Si l’on regarde l’échelle individuelle, la victoire est encore plus nette : notre bilan par collaborateur est passé de 2,6 TCO2 à 2,05 TCO2. Un grand bravo à tous pour les efforts du quotidien, car cette baisse prouve que croissance peut rimer avec efficacité carbone ! 

Pour mieux comprendre d’où viennent nos émissions, voici la comparaison de nos trois principaux postes de dépenses énergétiques : 

Poste d’émission En 2022 (TCO2 ) En 2025 (TCO2 ) Ce qu’il faut retenir 
Déplacements 22,0 26,0 En hausse. La voiture thermique reste le point noir (passée de 18,5T à 20T). 
Achats de services 30,8 25,2 En baisse. Le conseil augmente (de 14,5T à 18,1T), mais de gros efforts ont été faits sur la pub (0,2T vs 1,6T) et les applications de gestion (1T vs 1,9T). 
Repas du midi 28,4 20,4 En nette baisse. Les repas à base de bœuf ont fortement diminué (passant de 23,4T à 12,8T). 

Le chemin parcouru est excellent, mais la route continue. Dans le cadre de notre engagement avec la CEC, Techsys s’est fixé un objectif ambitieux : diviser par deux nos émissions de 2022 d’ici 2028.Notre cible est claire : atteindre 43,6 TCO2 en 2028. 

Le défi est de taille puisque d’ici là, nous prévoyons de poursuivre notre croissance pour atteindre 45 collaborateurs.

Pour franchir ce palier sans restreindre notre activité, nous avons identifié trois leviers majeurs basés sur nos habitudes actuelles. Ce ne sont pas des contraintes, mais des opportunités de faire la différence : 

Avec nos métiers, le 100% vélo ou transports en commun est impossible à garantir pour tous. En revanche, nous pouvons inciter et accompagner chacun à troquer sa voiture thermique pour un véhicule 100% électrique. 

Le bœuf représente aujourd’hui moins de 25% de nos repas du midi, mais pèse encore très lourd dans l’empreinte globale. En remplaçant simplement ces repas par de la viande blanche ou des options végétariennes, la part d’émission de nos déjeuners serait divisée par deux. 

Le poste « Conseil » pèse lourd, notamment via notre cabinet d’expertise comptable externe. Une piste d’optimisation serait d’embaucher un profil comptable à mi-temps au sein de l’agence. En plus d’une optimisation financière, cela réduirait directement l’empreinte de ce service.
Une autre piste serait l’affinage des facteurs d’émission de ces postes. À défaut de données spécifiques fournies par nos prestataires, nous appliquons des facteurs génériques potentiellement surestimés (0,157 TCO2/k€). Par exemple, la base ADEME attribue par défaut 0,075 TCO2/k€ à une ESN, alors que notre bilan carbone réel s’établit à 0,022 TCO2/k€.


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